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L’Institut du Monde Arabe L’Institut du monde arabe, à Paris, permet aux jeunes de l'immigration de devenir "ressources" d'une culture qu'ils peuvent alors revendiquer. Entretien avec Ouerdia Oussedik, responsable «Actions éducatives». -Quelle est la fonction de votre secteur “Actions Éducatives” à l’Institut du monde arabe ? -Notre vocation est de proposer au jeune public un accès à la culture arabo-musulmane… À Paris, l’Institut du monde arabe est le lieu privilégié de cette connaissance ! De nombreuses activités de découverte sont proposées dans les différents espaces, musée, expositions, espace images et sons, bibliothèque… Notre médiathèque est dotée de plus de 2 500 livres, albums, contes, BD, documentaires, dont 1/3 en arabe. Ils sont à la disposition enfants, en consultation sur place. Nous sommes nous-mêmes éditeurs ou co-éditeurs de certains de ces ouvrages, et de livrets d’accompagnements des expositions. -Avez-vous le sentiment qu’il est aujourd’hui plus nécessaire que jamais d’amener les enfants à une meilleure connaissance de la culture arabo-musulmane ? Le monde arabe est méconnu, ou plutôt malconnu. Les conflits du Proche Orient, la montée de l’intégrisme sont souvent les seules images, violentes ou négatives, qu’en donnent les média. Il est plus que temps de transmettre une véritable connaissance de notre civilisation dans sa pluralité. Du Maghreb au Moyen Orient, le monde arabe est d’une grande diversité de peuples, d’architectures, de géographies… Nous avons des expositions itinérantes, des ateliers sur la calligraphie, les sciences, les enluminures, les arts, qui présentent cette richesse. Ces expositions didactiques, culturelles, contemporaines sont à la disposition des enseignants pour des animations dans les écoles. -Quels retours avez-vous des enseignants à qui
vous proposez vos diverses action ? -Un signe ne trompe pas : ils reviennent pour la plupart l’année suivante avec une nouvelle classe… Ils nous disent qu’après un passage à l’IMA, le rapport en classe change. Les élèves d’origine maghrébine découvrent enfin la richesse de leur culture, et les jeunes d’origine européenne montrent un vif intérêt pour la civilisation arabo-musulmane. L’impact le plus important, c’est qu’après les visites, les enfants de l’immigration deviennent « ressources » de cette culture qu’ils peuvent revendiquer. -Que proposez-vous de particulier dans le cadre de l’année de l’Algérie ? Un atelier BD avec le dessinateur Farid Boudjellal, chaque samedi après midi ; une exposition itinérante sur l’histoire et la culture algérienne, “la Casbah d’Alger”; le Salon du livre Euro-arabe qui se tiendra du 10 au 15 juin avec des auteurs algériens qui feront le voyage à cette occasion. Et puis il y aura aussi des concerts, du cinéma, un café littéraire… Durant cette année, chez nous comme partout en France, l’Algérie résonnera de toute sa diversité. Propos recueillis par Samia Messaoudi
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France-Algérie, mémoires croisées.
Dossier du numéro de Citrouille paru en mars 2003.
-Dakia
-Oran 62, Pierre Davy
-Devoir de mémoire, Guy Jimenes
-Maboul, Jean-Paul Nozière
-Wahid, Thierry Lenain et Olivier Balez
-Association Au nom de la mémoire
-Institut du Monde Arabe
-Leïla Sebbar
- Carnets d'Orient , Jacques Ferrandez